Promotion du dépistage contre le cancer du col de l’utérus

Dépistage du cancer du col de l’utérus : un simple frottis peut éviter de grands soucis !

Le cancer du col de l’utérus, l’une des formes de cancer les plus répandues chez les femmes, est
principalement causé par des virus appartenant à la famille des papillomavirus humains (HPV). Ces
virus sont très courants et se transmettent généralement lors de rapports sexuels. Dans environ
90% des cas, une infection par les HPV disparaît spontanément dans les deux ans qui suivent.
Cependant, dans certains cas, l’infection persiste et peut entraîner des lésions précancéreuses.
Sans traitement, ces lésions peuvent évoluer vers un cancer du col de l’utérus sur une période de
10 à 20 ans après l’infection initiale. Pour limiter le risque de cancer, il existe deux moyens : le
dépistage par frottis et la vaccination.

La réalisation d’un test de dépistage pour les femmes de 25 à 65 ans 

À un stade précoce, un cancer du col de l’utérus se développe souvent sans provoquer de symptôme
particulier. C’est la raison pour laquelle un suivi gynécologique et des frottis réguliers sont
indispensables pour détecter de façon précoce un cancer. Le frottis de dépistage est un examen
simple qui permet de détecter la présence d’anomalies des cellules ou de diagnostiquer un cancer à
un stade précoce pour améliorer les chances de guérison. Il est recommandé d’en faire un :

  • tous les 3 ans entre 25 et 30 ans, après 2 tests normaux réalisés à 1 an d’intervalle ;
  • tous les 5 ans, entre 30 et 65 ans.

Depuis 2018, un programme national de dépistage du cancer du col de l’utérus a été mis en place.
Il s’adresse à toutes les femmes entre 25 à 65 ans. Il inclut les femmes enceintes, les femmes
ménopausées et les femmes vaccinées contre les infections à HPV. Si vous ne vous faites pas dépister
selon les intervalles de temps recommandés, vous recevrez de la part du Centre de Coordination des
Dépistages des Cancers des Hauts-de-France un courrier vous invitant à consulter votre
gynécologue, médecin généraliste ou sage-femme pour réaliser ce dépistage. Dans ce cadre, le
dépistage est pris en charge à 100% par votre régime d’assurance maladie, sans avance de frais*.

* En dehors du cadre du dépistage organisé, la consultation chez le professionnel de santé, la
réalisation du prélèvement et l’analyse du test de dépistage sont prises en charge dans les conditions
habituelles par votre régime d’assurance maladie et votre complémentaire santé. Si vous bénéficiez
de la Complémentaire Santé Solidarité (CSS) ou de l’Aide médicale d’État (AME), il n’y a rien à payer.

La vaccination contre les HPV
Aujourd’hui, la vaccination prévient jusqu’à 90 % des infections HPV à l’origine des cancers. Elle est
indiquée pour les filles ou pour les garçons dès l’âge de 11 ans (avec un rattrapage possible jusqu’à
19 ans), contre les lésions précancéreuses et/ou les cancers du col de l‘utérus, de la vulve, du vagin et
de l‘anus. Cette vaccination est également recommandée jusqu’à 26 ans, pour les hommes qui ont
des relations sexuelles avec des hommes.

À partir de septembre 2023, la campagne de vaccination contre les infections à papillomavirus sera
proposée dans les collèges pour l’ensemble des élèves de 11 à 14 ans.

Plus d’infos : https://www.ameli.fr/roubaix-tourcoing/assure/sante/themes/cancer-col-uterus

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